Vêpres de la Toussaint à Baume-les-Messieurs
Dimanche 1er novembre 2026, l’abbaye de Baume-les-Messieurs a vécu les vêpres solennelles de la Toussaint, chantées par le chœur grégorien des Ambrosiniens de Dijon, sous la présidence du père William, assisté du père Ligori.
Dans ce décor somptueux, chargé d’histoire, une nef séculaire se dresse pour accueillir les premières notes. Aubes blanches, pierre dorée, chape d’or, le chant monte entre les piliers de cette abbaye, mère de Cluny, comme il le fait depuis mille ans. Ces mêmes pierres ont entendu les mêmes psaumes, portés par des générations de moines et de fidèles. Les voix d’aujourd’hui rejoignent celles d’hier, et l’encens s’élève avec elles, comme la prière du psalmiste, vers Dieu qui les accueille toutes.
C’est cela, la communion des saints, une seule Église, entre le ciel et la terre, et au travers de tous les temps. Les saints que nous fêtons intercèdent pour nous, nous prions pour ceux qui nous ont précédés et que nous confions à la miséricorde de Dieu. Passé, présent et avenir se rencontrent dans une même louange.
Puis vient le second temps des vêpres : l’or des ornements s’efface, le violet s’invite, et la louange des saints se fait prière pour les défunts. La lumière ne disparaît pas, elle se fait plus intérieure.
Deux fêtes, un seul souffle, un seul corps
« Nous sommes un seul corps dans le Christ, et chacun de nous est membre des autres. » (Rm 12, 5)




